
La 16e étape de la Vuelta a España a été suspendue en raison de manifestations pro-palestiniennes, à seulement 8 km de l’arrivée prévue à Castro de Herville. Egan Bernal, cycliste colombien, a été officiellement déclaré vainqueur de cette étape, tandis que Jonas Vingegaard conserve son maillot de leader du classement général.
« Nous avons une grande manifestation à trois kilomètres de la ligne. Nous déciderons du vainqueur de l’étape et prendrons les temps à huit kilomètres de la ligne », ont indiqué les directeurs de course sur Radio Vuelta.
Dans les 15 derniers kilomètres, le peloton a intensifié le rythme, avec Bernal de l’équipe Ineos Grenadiers et l’Espagnol Mikel Landa (Soudal Quick-Step) en tête. Bernal a remporté le sprint vers la nouvelle ligne d’arrivée, tandis que Brieuc Rolland, représentant du Groupama-FDJ, a terminé à la troisième place.

Manifestations et impact sur la course
Un large groupe de manifestants, brandissant des drapeaux palestiniens, a bloqué la route lors de l’ascension vers la ligne d’arrivée. Cela a conduit les organisateurs à déplacer cette dernière au pied de la montée, sur le parcours de 167,9 km reliant Poio à Mos.Castro de Herville.
Landa et Bernal faisaient partie d’un groupe d’échappés de 17 coureurs en début d’étape, ayant distancé le peloton au moment de l’annonce. Avec cette victoire, Bernal, déjà vainqueur du Tour de France et du Giro d’Italia, a décroché sa première étape dans cette Vuelta.
État des coureurs et incidents précédents
Le peloton avait accepté de laisser les coureurs de tête prendre de l’avance, mais lors de l’avant-dernière montée, le groupe principal a commencé à se diviser. Les prétendants au classement général ont formé leur propre groupe. Vingegaard, qui a crevé et a dû emprunter le vélo d’un coéquipier, a franchi la ligne en 15e position, à près de six minutes du vainqueur. Il conserve néanmoins 48 secondes d’avance sur le Portugais João Almeida (UAE Team Emirates XRG), tandis que le Britannique Tom Pidcock (Q36.5 Pro Cycling Team) est troisième au classement général, à plus de deux minutes et demie du maillot rouge.
Auparavant, la 11e étape n’avait pas de vainqueur, les organisateurs ayant interrompu la course à 3 km de la ligne en raison de manifestations pro-palestiniennes à Bilbao. Des incidents avaient également eu lieu lors de la 10e étape, causant la chute d’un coureur, ainsi que durant le contre-la-montre par équipes de la cinquième étape, où l’équipe Israel-Premier Tech avait été arrêtée sur la route par des manifestants tenant des drapeaux palestiniens.
Israel-Premier Tech avait retiré son nom des maillots des coureurs samedi, mais les manifestations ont perduré, notamment avec la chute de Javier Romo (Movistar) lors de la 15e étape dimanche. Ce dernier n’a pas pris le départ de l’étape mardi en raison des blessures subies lors de l’accident, survenu après qu’un homme portant un drapeau palestinien a tenté de s’approcher des coureurs, tandis qu’un policier se précipitait vers lui.