04.08.2026
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L’IFR appelé à interdire le financement des clubs par des opérateurs illégaux

Football regulator urged to ban Premier League clubs from unlicensed gambling money

L’Independent Football Regulator (IFR) est sollicité pour empêcher les clubs de Premier League d’accepter des sponsors d’entreprises de jeux non autorisées au Royaume-Uni. Cette demande survient lors d’une récente consultation publique sur le régime de licences de l’IFR.

Entain, le groupe mondial de paris sportifs propriétaire de Ladbrokes et Coral, a demandé des précisions à l’IFR concernant ses directives. Celles-ci pourraient interdire aux clubs de signer des accords commerciaux avec des opérateurs non licenciés au Royaume-Uni.

Cette saison, plusieurs clubs de Premier League, tels qu’Everton (Stake), Sunderland (W88), Fulham (SBOTOP), Bournemouth (bj88) et Burnley (96.com), ont établi des contrats de sponsoring de maillot avec des entreprises de jeux non autorisées. En outre, 18 des 20 clubs ont diffusé des publicités pour des opérateurs illégaux sur des panneaux LED dans leurs stades.

Interdiction de sponsoring frontal

La Premier League a annoncé un moratoire volontaire concernant le sponsoring de maillot par des entreprises de jeux pour la saison à venir. Cependant, elle ne réglemente pas le marché non régulé, qui génère 4,3 milliards de livres par an au Royaume-Uni, selon le Betting and Gaming Council.

Stella David, la directrice générale d’Entain, a écrit à Richard Masters, son homologue à la Premier League, en février pour proposer une réunion, qui n’a pas encore eu lieu.

Dans sa lettre, David a souligné le lien étroit entre la piraterie sportive et les jeux non licenciés. Elle a averti que cette situation pourrait nuire au modèle de diffusion lucratif de la compétition, d’une valeur d’environ 12 milliards de livres, dont 6,7 milliards viennent du Royaume-Uni.

Problèmes d’opérateurs non licenciés

Le rapport national 2024-25 de la Campaign for Fairer Gambling a révélé que 89 % des flux illégaux au Royaume-Uni, qui ont plus que doublé pour atteindre 3,6 milliards de livres au cours des trois dernières années, affichent des publicités pour des bookmakers non licenciés.

Actuellement, les clubs de Premier League peuvent accepter des revenus de sponsors d’opérateurs non agréés au Royaume-Uni. Plusieurs d’entre eux envisagent de transférer leurs accords de sponsoring frontal vers les manches des maillots la saison prochaine, notamment Everton et Stake.

Le casino en ligne Stake a été licencié au Royaume-Uni jusqu’à l’année dernière, lorsqu’il a abandonné sa licence suite à un examen de la Gambling Commission sur ses pratiques. Cet examen a été déclenché après l’utilisation d’une vidéo promotionnelle mettant en vedette l’actrice pornographique Bonnie Blue.

Consultation sur les licences

La soumission d’Entain intervient après la deuxième consultation sur les licences de l’IFR, qui s’est achevée cette semaine. Cette consultation visait à recueillir des avis sur un régime de licences pour les cinq premières divisions du football masculin anglais, de la Premier League à la National League.

Le projet de code de licence de l’IFR interdit aux clubs anglais d’accepter des revenus liés à des actes criminels graves. Entain demande au régulateur de confirmer que cela inclut les entreprises de jeux opérant sans licence au Royaume-Uni.

Conformément à l’article 33 de la Gambling Act 2005, les opérateurs non licenciés au Royaume-Uni commettent une infraction s’ils acceptent des paris de consommateurs britanniques.

Impacts sociaux et fiscaux

L’IFR n’a pas souhaité faire de commentaires, mais des sources ont indiqué qu’il examinera toutes les soumissions dans le cadre de son processus de consultation.

La montée des opérateurs non licenciés représente un défi majeur pour l’industrie du jeu, avec des implications significatives pour la société. Ces opérateurs ne paient pas d’impôt sur les paris pris au Royaume-Uni et ciblent de plus en plus les utilisateurs vulnérables en raison de l’absence de régulation.

Un rapport de la Gambling Commission de l’année dernière a révélé que 67 % des utilisateurs de GamStop, qui se sont activement exclus du jeu licencié, avaient été ciblés par des publicités d’opérateurs non licenciés.

Des recherches de Frontier Economics ont montré que 1,5 million de Britanniques ont parié 4,3 milliards de livres l’année dernière sur des sites non licenciés. Cela leur a conféré une part de marché de 9 %, contre 2 % il y a quatre ans. Un rapport des analystes d’intelligence en ligne Yield Sec a estimé que 420 000 jeunes Britanniques jouent avec des opérateurs non licenciés.

Des préoccupations existent également au sein de l’industrie du jeu concernant les changements fiscaux introduits le mois dernier. Ces changements augmentent le devoir sur les jeux en ligne de 21 % à 40 %, ce qui pourrait alimenter la croissance des opérateurs non licenciés au Royaume-Uni.

La Premier League et ses clubs se sont opposés à la création de l’IFR. La principale responsabilité de l’IFR est d’assurer la durabilité financière des clubs. Ils mettent en garde contre les dangers d’une extension de l’influence de ce nouvel organisme.