
Félicitations à Arsenal pour sa victoire en Premier League. Cependant, je crains que les allégeances de Jonathan Freedland n’aient conduit à une analogie erronée (la victoire d’Arsenal devrait être étudiée par les politiciens du monde entier – et notamment Keir Starmer. Voici pourquoi, 22 mai). Keir Starmer a déjà connu le succès après une longue période d’errance, remportant une victoire écrasante lors des élections générales de 2024.
Comparaisons entre Arteta et Starmer
L’analogie va plus loin : tous deux ont réussi en étant ennuyeux – Starmer en évitant les idées radicales, Arsenal en se contentant de défendre et en comptant sur des buts de coups de pied arrêtés. Tous deux ont également profité de la faiblesse de leurs principaux rivaux. Le parti conservateur était en désarroi, tandis que Manchester City et Liverpool ont sous-performé, obtenant moins de points que d’habitude cette saison. Mikel Arteta et Starmer ont tiré parti d’avantages structurels : le Labour s’appuyant sur le système du premier past the post et Arsenal sur l’arbitrage laxiste des fautes sur coups de coin. Peter Breitenbach Londres
Critique de l’analogie
En tant que fan de Liverpool, il est déjà douloureux de lire sur un titre d’Arsenal sans qu’un chroniqueur ne le transforme en une leçon de philosophie politique. Heureusement, la logique ici est aussi fragile qu’une défense de milieu de tableau : Jonathan Freedland compare des pommes et des vaisseaux spatiaux. Mikel Arteta gère 25 athlètes vers un seul objectif ; Keir Starmer gouverne 60 millions de personnes aux demandes contradictoires dans une économie mondiale volatile.
Responsabilité démocratique
Faire l’éloge de la « patience » d’Arsenal comprend fondamentalement mal la responsabilité démocratique. Un conseil d’administration privé de milliardaires peut choisir d’ignorer des supporters furieux lorsqu’un club chute à la 15e place, mais un Premier ministre qui demande au public de supporter poliment l’équivalent économique d’une obscurité de milieu de tableau sera annihilé aux urnes. Gary Ogin Londres
Patience des fans
Jonathan Freedland a raison de louer les propriétaires d’Arsenal pour avoir accordé à Mikel Arteta l’espace et le temps nécessaires pour constituer une équipe gagnante, mais ce qui est tout aussi important, c’est la patience et la compréhension des fans. Même dans les pires périodes, les supporters (dans l’ensemble) ne se sont jamais retournés contre lui. Nick Black Herne Bay, Kent
Réflexion sur la planification à long terme
J’ai grandement apprécié l’article de Jonathan Freedland sur le succès d’Arteta rendu possible par une planification à long terme et de la patience. Si seulement les gouvernements britanniques avaient cette option, au lieu de faire face constamment à la menace de changements de politique dictés par notre système de vote. Sue Horton Cambridge