08.09.2026
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Opération d’immigration à Memphis : 121 arrestations suite à une enquête

Memphis Illegal Gambling Raid Leads to 121 ICE Arrests

Une enquête menée sur des activités de jeux illégaux dans une discothèque de Memphis a donné lieu à une vaste opération d’immigration. Cette opération a entraîné l’arrestation de 121 personnes par des agents fédéraux, selon des documents judiciaires récents.

Les agents de l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont effectué une descente à El Corralón, situé dans le quartier de Berclair, aux alentours de 1h00 du matin le 30 août. Cela s’est produit alors que les enquêteurs de l’État exécutaient des mandats de perquisition en lien avec les jeux illégaux et les drogues.

Le Tennessee Bureau of Investigation (TBI) a indiqué que ses agents avaient récupéré des narcotiques ainsi que des « preuves de jeux illégaux » dans la discothèque. Toutefois, ils ont choisi de ne pas fournir plus de détails pour ne pas entraver l’enquête en cours.

Des témoins ont rapporté au New York Times que certains agents se dirigeaient directement vers les machines à sous disposées le long d’un mur. D’autres agents éteignaient la musique et rassemblaient les clients sur la piste de danse.

Les personnes qui n’ont pas pu prouver leur statut d’immigration légal ont été contraintes de se rendre dans des établissements de détention d’ICE.

Opération ciblée sur les jeux et la drogue

En mai, le TBI a sollicité l’assistance d’ICE pour identifier Marco Sabillon-Urbina, un ressortissant hondurien, qui gérait El Corralón avec sa femme. Les enquêteurs soupçonnaient qu’ils étaient impliqués dans des activités criminelles au sein de l’établissement, selon des dossiers judiciaires fédéraux examinés par le Times.

Le 26 août, un juge du comté de Shelby a approuvé un mandat de perquisition émis par le TBI. Ce mandat a été délivré dans le cadre d’une enquête sur le jeu illégal.

Il autorisait les enquêteurs à rechercher des machines à sous, de l’argent supposé lié au jeu, ainsi que des documents et enregistrements connexes. Un second mandat portait sur des activités soupçonnées de trafic de drogue.

Sabillon-Urbina faisait partie des personnes arrêtées durant cette opération. Il avait précédemment bénéficié d’un statut de protection temporaire, mais celui-ci avait expiré en 2020. Il a été expulsé à la suite d’une affaire criminelle fédérale liée aux drogues et aux armes à feu, puis a été de nouveau expulsé après être revenu aux États-Unis, selon des dossiers fédéraux consultés par le Times.

Bien que le TBI ait confirmé la récupération de preuves de jeux illégaux, les autorités n’ont pas annoncé publiquement de charges liées à cette activité à la suite de l’opération. L’enquête criminelle demeure active.

Critiques sur l’opération d’ICE

Le Département de la sécurité intérieure a désigné le raid, surnommé « Opération Corral Light », comme une opération d’application ciblée impliquant plusieurs agences. Il a été rapporté qu’ICE avait arrêté 121 immigrants en situation irrégulière.

DHS a également mis en avant cinq détenus ayant des antécédents d’arrestations ou de condamnations pour des infractions comme le vol, la possession de cocaïne, l’agression aggravée, la violence domestique et la mise en danger d’enfants.

Cet événement a suscité des critiques de la part de groupes de défense des droits civils et des droits des immigrés.

Lucas Cameron-Vaughn de l’American Civil Liberties Union du Tennessee a remis en question la légalité des mandats de perquisition ciblant les jeux et les drogues. Il s’est interrogé sur la légitimité de l’autorité d’ICE pour détenir et interroger tous ceux qui se trouvaient sur place concernant leur statut migratoire.

Conséquences de l’opération

Les répercussions de cette opération d’immigration sont encore à évaluer. Les autorités continuent d’examiner les preuves recueillies et de déterminer les prochaines étapes de l’enquête. Les critiques soulignent que de telles opérations peuvent avoir un impact négatif sur les communautés locales, en instaurant un climat de peur parmi les immigrants.

Les discussions autour de la légalité et de l’éthique de ces interventions se poursuivent, alors que les groupes de défense des droits de l’homme appellent à une réévaluation des pratiques d’application de la loi en matière d’immigration.