
Les célébrations de la victoire de Flamengo en Copa Libertadores ont été brusquement interrompues dimanche à Rio de Janeiro, lorsque des affrontements ont éclaté entre un groupe de supporters et la police.
Célébrations et tensions
Des dizaines de milliers de fans vêtus des maillots rouge et noir de leur équipe ont envahi les rues du centre historique de la ville dans la matinée pour accueillir les joueurs de Flamengo. Pendant des heures, ce flot de supporters, comprenant de nombreuses familles et enfants, a célébré paisiblement, agitant des drapeaux et lançant des feux d’artifice alors que les vainqueurs de la Copa Libertadores circulaient dans les rues à bord d’un bus à toit ouvert.
Cependant, vers 16h30, dans la dernière ligne droite des festivités, des images télévisées ont montré une épaisse fumée blanche s’élevant de la parade, dispersant rapidement la foule à proximité. Des affrontements ont suivi, avec des supporters lançant des pierres, des bouteilles de bière et d’autres objets sur la police. Les troubles se sont ensuite apaisés.
Un doublé historique
La victoire de l’équipe sur le River Plate argentin, avec un score de 2-1, a remonté le moral des Brésiliens après une période de stagnation économique et de luttes politiques. Cela est particulièrement vrai à Rio, où se trouve le plus grand club du pays. Flamengo n’avait pas remporté la Copa depuis 38 ans, tandis que ses rivaux brésiliens avaient gagné cinq des dix compétitions précédentes.

Flamengo a ensuite réalisé un doublé rare dimanche en s’assurant le titre du championnat brésilien après la défaite de ses plus proches concurrents, Palmeiras, qui ont perdu 2-1 à domicile contre Grêmio. Ce résultat laisse Flamengo avec une avance de 13 points sur Palmeiras, avec quatre matches restants dans la saison de Serie A. Il s’agit du septième titre de champion pour Flamengo, ce qui achève un week-end historique.
Pour la première fois depuis 1963, une équipe brésilienne a remporté à la fois le championnat et la Libertadores dans la même année, un exploit réalisé par le Santos de Pelé.