
Lors de la conférence de presse de rentrée de la Direction de l’Arbitrage, tenue ce mercredi à la Fédération Française de Football, les nouvelles orientations pour la saison 2026-2027 ont été présentées par Antony Gautier, le Directeur de l’Arbitrage, ainsi que par Romain Delpech, responsable du VAR, et Benoît Bastien, récemment nommé directeur technique adjoint, chargé de l’arbitrage dans les compétitions professionnelles masculines (L1, L2, L3).
Âgé de 43 ans, Benoît Bastien assumera également la gestion directe des arbitres de L1 dans les mois à venir, en raison de l’absence d’Amaury Delerue, en arrêt maladie depuis juin dernier à cause d’une rupture du ligament croisé antérieur d’un genou, pour laquelle il subira une opération. M. Bastien, qui a dirigé 526 matches, dont 277 en L1 ainsi que des rencontres en Ligue des champions et en Ligue Europa, a fait une transition rapide de sa carrière d’arbitre à ce nouveau poste, qu’il décrit comme très exigeant, lui prenant « 20 heures sur 24 ! »
« Je suis un homme de défis ! Quand on a des responsabilités aussi conséquentes, cela satisfait l’envie de s’investir et de répondre à des attentes fortes, » déclare l’ancien arbitre. Il souligne profiter de sa connaissance approfondie du milieu et des arbitres de L1. « Je connais parfaitement leurs attentes et leurs besoins, car il y a quelques semaines, j’étais encore parmi eux. Étant formateur dans l’âme, je suis exigeant, avec la volonté de toujours progresser. Mon objectif est de développer les compétences arbitrales de chacun pour avoir un arbitrage de plus grande qualité. »
Benoît Bastien évoque la nécessité d’améliorer les performances des arbitres dans tous les aspects de leur métier. « Nous souhaitons faire franchir un cap aux arbitres, donc il y aura beaucoup de préparation et de suivi avec des débriefings collectifs mais surtout individuels. Ce qui me motive le plus, c’est l’individualisation, en me rapprochant de chaque arbitre. Je veux adopter un management spécifique, tant sur le plan technique qu’humain, sachant qu’ils ont tous des marges de progression. »
Il met également en avant les défis liés à la gestion de trois divisions différentes, notamment l’utilisation du VAR. « Il y a des différences majeures entre les trois Ligues, ce qui nécessite un suivi spécifique et permet des expérimentations. La formation n’est donc pas la même. Mais c’est ce qui est passionnant et enrichissant. Les arbitres doivent s’adapter au style de jeu des équipes et aux outils à leur disposition. La définition même du haut niveau, c’est de savoir s’adapter ! »