12.08.2026
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Les incidents de hooliganisme à Paris prévisibles selon le sociologue Nicolas Hourcade

« Les risques étaient identifiés » : les affrontements entre hooligans à Paris étaient prévisibles selon le sociologue Nicolas Hourcade

Nicolas Hourcade, sociologue et professeur agrégé de sciences sociales à l’école centrale de Lyon, a exprimé son avis sur les violences survenues jeudi soir à Paris, qui ont fait six blessés. Par ailleurs, 65 individus ont été placés en garde à vue à l’approche de la finale de la Coupe de France prévue vendredi à Saint-Denis entre les équipes de Nice et Lens.

Analyse des affrontements entre hooligans

Concernant ces affrontements entre hooligans, Hourcade a déclaré.

« Globalement, les principaux incidents entre supporters qui veulent en découdre ont lieu la veille au soir, car les jours de match, le stade et le centre-ville sont fortement sécurisés. On se déplace la veille, on se montre dans les rues, ici de la capitale, histoire de dire qu’on est capable de se mobiliser en nombre dans une ville où on a potentiellement des adversaires. »

Précédents et anticipation des violences

Quand on lui a demandé s’il existait des précédents pour ce type de violences avant une finale de Coupe de France, il a répondu.

« Non, pas vraiment. Cela arrive fréquemment lors de déplacements européens, mais sur des finales de Coupe, jusque-là, il y avait plutôt eu des incidents l’après-midi du match près des gares, qui sont des points d’accès pour les supporters arrivant à la capitale. De tels affrontements comme hier peuvent se produire, car certains supporters visiteurs se déplacent un ou deux jours en amont dans la ville concernée. »

Hourcade a également mentionné que le risque lors de ce match était évalué à 3 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Interrogé sur la capacité des forces de l’ordre à anticiper de tels incidents, il a indiqué.

« Les risques étaient identifiés, oui, car sur des gros matches comme ça, il est fréquent que les supporters en déplacement soient accompagnés par des supporters avec lesquels ils sont amis. Ce n’est pas quelque chose d’atypique. »

Il a ajouté que depuis 2010, avec le plan Leproux, des groupes de hooligans ne se manifestent plus dans le stade ou aux abords immédiats, mais plutôt plus loin. Enfin, il a noté que la mise en garde à vue de 65 personnes indique qu’un dispositif policier était prévu, mais il a refusé de commenter davantage sur ce sujet.