
Le parcours de Dro Fernandez au Paris Saint-Germain ne se résume pas à une adaptation rapide, un fait qui ne surprend guère, car tout le monde en avait été prévenu. « Il faut y aller petit à petit parce qu’il est très jeune », a expliqué Luis Enrique en février. « Il est dans sa période de formation. »
Les débuts prometteurs de Fernandez
L’entraîneur du PSG a une bonne connaissance du milieu de 18 ans et n’est pas du genre à se précipiter. Cependant, il avait plaisanté sur les objectifs qu’il allait lui fixer lors de son transfert en janvier, après l’avoir recruté pour 8 millions d’euros au FC Barcelone. « Signe ici », avait-il lancé en désignant le contrat. « 50 buts, 50 passes décisives. » Le premier but de Fernandez a été marqué le 21 mars contre Nice (4-0), lors de sa sixième apparition en Ligue 1, et il a enregistré sa première passe décisive samedi dernier à Göteborg, contre Manchester United (1-1), lors de son deuxième match de préparation.
Des défis à surmonter
Sa passe décisive, donnée d’une touche après un bon appel qui illustre son sens du jeu, a été aussi belle que l’action qui l’avait précédée, confirmant ainsi que Fernandez possède un réel talent. Néanmoins, son physique n’est pas encore celui d’un athlète aguerri, et il a rencontré des difficultés lors des duels contre Majorque (D2 espagnole) (0-3, mercredi), lors d’une soirée qui n’a pas favorisé les jeunes.
Une opportunité à saisir
En raison de l’absence des joueurs mondialistes, Fernandez a eu l’occasion de briller comme rarement à Paris, où il n’avait pas pu s’illustrer lors de ses trois matchs de Ligue 1 en mai. Il avance prudemment, et son corps semble légèrement plus musclé qu’au printemps, mais il peine toujours à faire face à la concurrence. À la 61e minute, il a logiquement été remplacé lorsque Vitinha et Joao Neves ont fait leur entrée, sachant qu’il n’a pas encore eu à rivaliser avec Fabian Ruiz et Warren Zaïre-Emery.
Perspectives d’avenir
Bien que son premier quart d’heure ait été encourageant, il paraît difficile de l’imaginer enchaîner rapidement deux titularisations comme il vient de le faire. « Le match a été meilleur que celui de mercredi. C’est normal, nous revenions de vacances avec peu de séances », a-t-il confié samedi en espagnol, d’une voix assurée qui tranche avec son apparence juvénile. « Je me suis senti bien, avec plus de confiance, et j’espère que je vais continuer pour faire une belle saison. »
Objectifs de la saison
Mais qu’est-ce qu’une belle saison pour lui ? Intégrer la rotation avec plus de régularité et d’impact, tout en comblant le fossé qui le sépare des niveaux d’excellence attendus par son équipe. « Les jeunes ont bien performé », a estimé samedi Rafel Pol, l’adjoint de Luis Enrique. « Ce n’est pas facile car il y a une très grande différence avec les U19. » Depuis janvier, Fernandez a eu le temps de prendre conscience de cela.