10.08.2026
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Vincent Labrune défend son bilan à la LFP malgré des rumeurs de départ

Annoncé sur le départ depuis des mois, Vincent Labrune défend son bilan à la LFP : « Sportivement, le football français se porte très bien »

Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel (LFP), a marqué sa présence lors de l’assemblée générale de la FFF qui s’est tenue à Ajaccio, après avoir déjà participé au comité exécutif. Dans son discours, il a vigoureusement contesté l’idée d’une crise dans le football français.

État du football professionnel

« Sportivement, au risque de surprendre certains, le football professionnel français se porte très bien », a-t-il affirmé. Il a souligné l’excitation des deux dernières saisons en Ligue 1 et en Ligue 2, avec des records d’affluence pour la troisième année consécutive. Il a également félicité le PSG pour son titre et Lens pour sa compétition acharnée jusqu’à la fin de la saison. Selon lui, cela témoigne de la résilience des clubs dans un contexte économique difficile.

Performances européennes

Sur le plan européen, Labrune a déclaré que « c’est encore mieux ». Il a salué Strasbourg pour sa demi-finale en Coupe d’Europe et le PSG pour ses deux victoires en douze mois, ce qui a permis à la France de remporter plus de Ligues des champions que durant les 70 dernières années.

Défis financiers

Concernant les finances, le président de la LFP a reconnu que les droits télé locaux représentent un « problème majeur ». « Cela découle d’une rupture avec Canal+ suite à l’attribution des droits à Mediapro », a-t-il expliqué. Il a précisé que le marché est en manque de concurrence. Il a également mentionné le travail de Nicolas de Tavernost, ancien directeur général de LFP Media, qui a su créer rapidement la plateforme Ligue 1+, un succès en termes d’édition, avec 1,1 million d’abonnés, et a promis que ce chiffre augmentera la saison prochaine.

Critiques sur la gouvernance

En poursuivant son intervention, Labrune a critiqué la réforme de la gouvernance. Il a précisé que la LFP avait choisi d’accompagner cette réforme de manière coopérative et bienveillante, mais que le texte s’est éloigné des objectifs initiaux. « Aujourd’hui, en l’état, il n’est pas acceptable pour la totalité des clubs professionnels », a-t-il ajouté, pointant le fait que le texte prévoit la présence de supporters dans les instances. Il a mis en question l’identité de ces supporters, soulignant des exemples de comportements inacceptables dans les tribunes.

Diffusion des matchs et avenir

Il a également dénoncé l’obligation de diffuser chaque semaine un match en clair, arguant que cela complique les discussions avec les plateformes américaines pour la vente des droits. Il a averti que cela pourrait réduire les ressources financières, en transférant les paris sportifs à la Fédération. « Maintenant, il y a deux solutions : soit le texte se rend à l’Assemblée et nous nous battrons pour l’amender, soit il n’est pas inscrit et nous travaillerons à un projet de réforme alternatif », a-t-il conclu.