
L’examen de la proposition de loi visant à réformer la gouvernance du football français, qui prévoit la suppression de la LFP au profit d’une « société de clubs » et aborde également la lutte contre le piratage, était initialement prévu le 18 mai à l’Assemblée nationale. Toutefois, ce texte, approuvé par le Sénat il y a un an, a été reporté afin de finaliser l’examen de la loi de programmation militaire. Ce mardi matin, de nouveaux textes ont été programmés pour une discussion d’ici la fin juin, mais celui-ci n’est toujours pas à l’ordre du jour.
Actuellement, la situation suscite des inquiétudes parmi de nombreux clubs professionnels ainsi que la LFP, en raison des nombreux amendements. Un premier point préoccupant est le transfert potentiel des revenus issus des paris sportifs de la LFP vers la FFF, ce qui pourrait entraîner une perte d’environ 12 millions d’euros par saison pour les clubs.
Une autre mesure contestée est l’obligation de diffuser un match en clair, souhaitée par certains acteurs du secteur. Ils avancent qu’une telle décision pourrait diminuer la valeur des droits audiovisuels et compromettre les futurs appels d’offres, qui ont déjà été jugés peu satisfaisants, même sans cette disposition.
Le secteur professionnel déplore également la réduction de sa représentation au sein de la FFF, passant de 33 % à 25 % pour le vote. Enfin, la complexité attendue dans la gouvernance future, notamment à travers de nouveaux dispositifs impliquant les supporters, suscite également des craintes.