
Alors que des inquiétudes se multiplient au sujet de la santé financière de Bally’s (NYSE: BALY) et de sa capacité à financer des projets essentiels, les actions de Gaming and Leisure (NASDAQ: GLPI) ont récemment chuté. Cependant, un analyste estime que cette situation pourrait créer une occasion d’achat.
Les actions de ce fonds de placement immobilier (REIT) ont été affectées par une série d’annonces négatives concernant Bally’s, son deuxième locataire le plus important. Plus tôt ce mois-ci, le gestionnaire de casino a arrêté la construction de son hôtel-casino de 1,7 milliard de dollars à Chicago. Ce projet, où Gaming and Leisure est le principal investisseur, a été suspendu en raison d’un désaccord avec la ville concernant les terminaux de jeux vidéo (VGT).
Cette situation a été suivie d’un dépôt auprès des régulateurs par Bally’s, qui a exprimé un « doute substantiel » quant à sa capacité à continuer ses opérations en tant qu’entité si elle ne parvient pas à obtenir un financement supplémentaire. L’analyste de Citizens Equity Research, Mitch Germain, considère que tout ce bruit pourrait offrir une opportunité pour cette action immobilière.
« Nous croyons que ces doutes ne représentent pas la réalité complète de la situation de Bally’s, et nous considérons cela comme temporaire. Des discussions récentes avec la direction de Bally’s laissent entendre que des négociations de financement avancent pour du capital additionnel lié à la construction d’un casino dans le sud de l’État de New York, y compris un financement de construction ou un partenaire REIT. La vente d’actifs (ou de biens immobiliers) est également envisagée comme une option viable si nécessaire », observe Germain.
L’analyste attribue à Gaming and Leisure une note de « performance de marché » avec un objectif de prix fixé à 55 dollars, ce qui pourrait représenter un potentiel de hausse d’environ 31 % par rapport à la clôture du 18 août.
Les enjeux de Bally’s sont cruciaux pour GLPI
À la fin du deuxième trimestre, Bally’s représentait 19 % des revenus locatifs annualisés de Gaming and Leisure, ce qui éclaire les préoccupations des investisseurs quant à la situation de Bally’s.
Germain souligne des éléments clés qui pourraient indiquer que le REIT est un « bébé que l’on jette avec l’eau du bain de Bally’s ». Il est important de noter que la suspension des travaux à Chicago ne concerne pas la continuité des opérations, et cet arrêt ne modifie pas le calendrier de financement du propriétaire.
En revanche, le besoin de financement additionnel de Bally’s semble se concentrer sur son projet de 4 milliards de dollars pour un hôtel casino dans le Bronx, NY — un projet que Gaming and Leisure avait précédemment déclaré peu enclin à financer totalement. Germain ajoute que l’action de Gaming and Leisure pourrait bénéficier d’un portefeuille solide d’engagements de financement, d’une collecte de loyers durable, car aucun locataire ne fait face à des défauts de paiement, et de son statut d’opportunité de valeur.
« Cela dit, l’action se négocie à un prix très réduit d’environ 10 fois les fonds d’exploitation acquis estimés pour 2027 (AFFOPS), soit plus de deux fois en dessous de la moyenne du secteur des baux nets », précise l’analyste.
Les risques associés à Bally’s
Germain reconnaît qu’il existe certains risques liés à Bally’s, notamment les investissements de l’opérateur à Chicago, Las Vegas et New York, ainsi que la nécessité de digérer l’acquisition récemment annoncée d’Evoke. Cependant, l’analyste a déclaré que le langage concernant la continuité des opérations pourrait être le résultat de mandats comptables. Il estime que la société de jeux dispose de leviers pour lever des fonds, y compris la vente des droits d’exploitation du Tropicana Las Vegas.
« Nous soupçonnons qu’une grande partie de cette incertitude provient de ‘procédures comptables’, car la direction de Bally’s est convaincue que les discussions actuelles avec des partenaires de financement porteront leurs fruits, en se concentrant sur New York. En outre, il est possible que la société considère le Tropicana comme un candidat potentiel à la cession »
, note Germain.
Des spéculations circulent sur le sort de Bally’s à Las Vegas, les analystes soulignant qu’une cession serait une option facile pour cette entreprise en quête de liquidités. Cependant, l’opérateur n’a pas indiqué qu’il envisageait de vendre ces droits d’exploitation.