
Jeudi, la commission d’appel de la FFF a décidé de fermer la tribune Nord de Sochaux, ce qui prive le club de 4000 supporters pour le match contre Saint-Étienne, prévu samedi prochain, lors du coup d’envoi de la saison de Ligue 2. Cette fermeture fait suite à une révocation d’un sursis, liée à des incidents survenus lors d’un déplacement, notamment l’utilisation de fumigènes à Bourg-en-Bresse, ainsi qu’à un grand nombre de fumigènes allumés pour célébrer les dix ans de la tribune Nord lors de la rencontre contre Fleury, qui avait également été marquée par des jets de projectiles. Insatisfait de cette décision, le club doubiste se présentera mardi devant le CNOSF pour défendre sa position.
Réactions du président de Sochaux
« Nous contestons fermement cette décision tant sur le fond que sur la forme », a déclaré Clément Calvez, le président du club sochalien. « La décision initiale a été prise en avril, et nous avons eu un retour de la commission d’appel entre le 20 et le 22 juillet, à peine dix jours avant le début du championnat. Ce timing est clairement inapproprié et témoigne d’un manque de considération et de respect envers le club et ses supporters. Ces derniers sont très déçus, nous sollicitent énormément et attendent une réponse. C’est injuste pour eux. Comment peut-on attendre trois mois pour une décision et se réveiller à dix jours du retour de Sochaux en Ligue 2 ? »
Bien que le CNOSF n’émette qu’un avis consultatif, Calvez se dit optimiste.
« Nous sommes convaincus d’avoir des arguments solides et espérons qu’ils seront pris en compte. En revanche, si notre demande n’est pas acceptée, nous serons profondément affectés, non seulement pour le club, mais aussi pour ses supporters et les joueurs, et la tribune restera fermée. Nous le regretterons. »
Critique des instances dirigeantes
Calvez a également adressé une critique aux instances dirigeantes.
« Il est grand temps qu’elles reconsidèrent leurs méthodes. On ne peut pas exiger du club qu’il fasse des efforts pour valoriser son championnat tout en traitant le public de cette manière. Le sursis que nous avions reçu concernait une interruption de match à cause de fumigènes, et il n’y a pas eu d’interruption lors du match contre Fleury. Pourtant, ce sursis a été annulé pour des faits similaires. De plus, il concernait spécifiquement les ultras, mais a été étendu à l’ensemble de la tribune. Si je commets une infraction et que je suis sous le coup d’une suspension de permis, pourquoi devrais-je priver ma famille de son permis ? Cela n’a pas de sens. »