11.08.2026
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Pierre Sage après le triomphe de Lens en Coupe de France : « Cette finale couronne une année exceptionnelle »

Pierre Sage, après le premier sacre de Lens en Coupe de France : « Cette finale vient couronner une année magnifique »

« Quel est votre ressenti une heure après cette victoire (3-1 en finale de Coupe de France contre Nice) ? Je me nourris du bonheur des joueurs et du public. Nous avons cette chance de rendre les gens heureux, et c’est ce qui nous satisfait le plus ce (vendredi) soir.

C’est votre première saison à Lens et elle est incroyable ? Oui, c’est ma première ici. Cette finale vient couronner une année magnifique. Nous savons maintenant que nous pouvons être ambitieux.

Vous savourez dans la retenue ? Honnêtement, je suis très heureux de voir tous ces sourires, de voir ces gens pleurer de joie, des enfants, des personnes âgées, des gens comme moi. Il y a beaucoup de bonheur autour de nous. J’ai admiré le bonheur des gens et cela me suffit.

Comment cette journée de finale s’est-elle préparée ? Les joueurs n’ont pas changé leurs habitudes. Ils ont joué à des jeux de société après le petit-déjeuner. Ils étaient ensemble et détendus. Pour ma part, je me suis isolé dans ma chambre et j’ai observé l’arrivée de la marée sang et or qui débarquait sur Saint-Denis. Cela nous a donné des forces, mais cela nous a aussi inhibés pour les cinq premières minutes du match. Le soutien du public a été déterminant.

Que pouvez-vous dire de Florian Thauvin et de sa performance en finale ? Les gens l’ont élu homme du match, et je suis d’accord avec eux. Il apporte de l’énergie et du rythme au jeu. Il entraîne le public derrière nous. Grâce à lui, tout le monde se reconnecte. Il possède l’expérience nécessaire pour remporter des titres. Il nous aide à ce niveau. Il a beaucoup donné et a dû sortir à la 75e minute, il était épuisé. Il allie talent et effort.

Pensez-vous avoir changé de dimension personnellement ? Je viens de terminer une saison complète de L1, et c’est la première fois que cela m’arrive. Peut-être que je vais changer de dimension, mais cela se situera au niveau de ma tenue vestimentaire.

Cette finale a-t-elle été à la hauteur de vos attentes ? Les Niçois nous ont surpris. Ils ont exercé une pression et ont bien réagi. Certains pensaient qu’ils n’allaient pas jouer cette finale, mais ils étaient présents dès le début. Nous n’avons pas été très bons au départ. Nous avons eu un coup du destin à 2-1 en notre faveur avec ce ballon qui a touché notre barre. Je suis conscient de la performance fournie par Nice. Cependant, nous avons su nous adapter efficacement.

Vous attendiez-vous à voir le RC Lens réaliser une telle saison à votre arrivée ? Lors de la préparation, j’avais déjà observé des choses. Il manquait d’ambition. Avant un match amical contre la Roma, j’ai dit aux joueurs que si nous avions de la qualité sans ambition, cela ne servait à rien. Je pense que cela a fait son chemin dans leur esprit. Les recrutements durant la trêve ont également joué un rôle. Le club est sur une bonne dynamique pour les années à venir.

Antonio et Sima sont issus du centre de formation, c’est votre influence ? Ce sont des jeunes, mais ils sont performants. Ils doivent jouer lorsque l’opportunité se présente. Les avis médicaux n’étaient pas bons concernant Kyllian (Antonio) avant la finale. Mais j’ai préféré le titulariser plutôt que de l’inclure en cours de match avec le risque qu’il doive sortir, ce qui aurait nécessité deux changements. Finalement, il a joué six fois un quart d’heure. Cela prouve que quand la tête veut, le corps suit.

Quelle est votre ambition désormais ? Terminer une deuxième saison, puis une troisième, et ainsi de suite. Les attentes sont très élevées pour les clubs. Changer d’entraîneur à tout va n’est pas la solution, cela a été prouvé cette saison et c’est coûteux.

Quel rôle le public lensois a-t-il joué cette saison ? C’est un public extraordinaire. Lorsque je jouais en tant qu’adversaire de Lens, je profitais du moment malgré la souffrance. Maintenant, en menant, j’ai réalisé à quel point il a soutenu l’équipe toute l’année. Mais ce n’est pas seulement au stade, c’est partout. En ville, ils apportent de la sympathie et de l’énergie. Ce public mérite d’être récompensé. C’est un beau cadeau pour tout le monde.

Vous imaginiez-vous là où vous êtes aujourd’hui, il y a quelques années, alors que vous étiez éducateur ? Quel message souhaitez-vous adresser aux entraîneurs éloignés du haut niveau qui en rêvent ? Je suis très surpris de ce que je vois. Lorsque j’étais sur le podium lors de la remise du trophée, j’ai dit à mon staff.

« mais vous vous rendez compte de l’endroit où nous sommes ? »

C’était la même chose lorsque j’étais dans les tribunes pour recevoir mon trophée de meilleur entraîneur de l’année. Je suis jeune dans cette profession. Un message aux éducateurs ? Il faut persévérer et garder espoir. Pour obtenir des opportunités, il faut être soi-même une opportunité. Il est essentiel de se former, de progresser, d’apprendre, et de parler des langues étrangères pour pouvoir s’adresser aux joueurs dans leur langue maternelle, afin de leur montrer notre intérêt pour eux.

Quel regard ou quelle accolade vous a le plus marqué ce (vendredi) soir ? Celle avec mon adjoint, Jamal (Alioui). Nous marchons sur le même chemin depuis le début. Nous avons nos désaccords, mais nous nous apprécions beaucoup.

Aviez-vous hésité à rejoindre Lens il y a un an ? Non, je n’ai pas hésité. C’était un bon choix. »