12.08.2026
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Ian Cathro insiste sur l’importance du français au sein de son équipe à Saint-Étienne

Ian Cathro, nouvel entraîneur des Verts, veut que son vestiaire parle français : « Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si vous voulez une vie facile »

Le vestiaire des Verts compte près de vingt nationalités différentes. Ian Cathro, originaire de Dundee en Écosse, est anglophone de naissance, mais il apprend progressivement le français et s’exprime de plus en plus dans cette langue lors des conférences de presse.

« C’est essentiel, déclare le coach des Verts, qui suit des cours en ligne, car nous sommes en France et à Saint-Étienne. Il est primordial de respecter le pays et sa culture. Saint-Étienne est un club unique. Je suis convaincu qu’il est bien plus spécial que les autres. Parfois, je continuerai à parler anglais par nécessité, mais je ne suis pas le genre de personne qui choisit l’anglais par facilité. Avec votre patience, je ferai de mon mieux. »

Avant la réception de Clermont, prévue ce vendredi à 20h45, l’entraîneur, ancien coach d’Estoril, exige de ses joueurs qu’ils s’engagent à s’exprimer en français au sein du vestiaire et dans leur vie quotidienne. Cette demande ne s’applique pas seulement à lui-même.

« Chaque individu a sa propre méthode d’apprentissage des langues, explique-t-il, tout en ayant décidé de ne plus communiquer avec son groupe la veille des matches. Mais nous encourageons tout le monde. La première étape consiste à le reconnaître. Nous devons réfléchir à la manière dont nous voulons être et à notre façon de travailler ensemble. Je ne dis pas qu’ils doivent consacrer 25 heures par semaine à l’apprentissage du français. Notre première priorité est de jouer. Cependant, il est important de ne pas recourir à l’anglais par commodité. Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si l’on souhaite une vie facile. Tout le monde a compris cela. »

Pour le défenseur central Sohaib Naïr, la communication au sein du vestiaire fonctionne plutôt bien. Cependant, « tout le monde n’est pas encore capable de parler français. Si nous ne parlions qu’en français, cela pourrait poser des problèmes de compréhension. Néanmoins, la plupart des joueurs essaient, même si ce n’est pas simple. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un manque de respect. Ils doivent apprendre, et ils sont de bonne volonté. Sur le terrain, nous continuerons à mélanger les langues pour bien nous comprendre. »