
Après avoir été exclu des championnats hexagonaux, Bordeaux ne compte pas abandonner. Par l’intermédiaire de Dominique Delport, pressenti comme futur président du club, Bordeaux a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif dès ce lundi 17 août.
Les Girondins de Bordeaux, face à la décision de la Fédération française de football (FFF) qui a choisi de suivre l’avis du CNOSF en maintenant leur exclusion pour la saison 2026-2027, se battent pour leur réintégration. Ils envisagent de saisir le tribunal administratif pour prolonger leur lutte juridique et espèrent ainsi être réintégrés en National 1. Dominique Delport a fait cette annonce au journal L’Équipe, le samedi 15 août.
Dominique Delport a exprimé son intention de « déposer un référé au tribunal administratif dès ce lundi et d’explorer toutes les voies de recours. (…) Pour la DNCG, l’essentiel est la rigueur budgétaire, l’équité sportive et la capacité des clubs à payer leurs joueurs, à accueillir leurs supporters et à terminer la saison. La nouvelle direction, incarnée par Park Bench, avec Sparta et moi-même pour la présidence potentielle, a certes pris ses fonctions tardivement, mais elle s’ajoute aux administrateurs ayant validé un budget maintenu avec une masse salariale contrôlée. Les nouveaux investisseurs apportent environ 20 millions d’euros, dont 10 millions sur un compte séquestre et 10 millions chez JP Morgan, pour assurer une visibilité sur plusieurs exercices. De plus, cette équipe s’engage à respecter le plan de continuation 2025-2035, qui prévoit notamment le remboursement des 400 créanciers », a déclaré Dominique Delport.
« On ne laissera pas tomber les Girondins »
Bien que le sextuple champion de France ne soit pour l’heure inscrit dans aucun championnat, Dominique Delport refuse de parler de « saison blanche » : « Nous ferons tout ce qui est possible en utilisant les voies de recours, en commençant par le tribunal administratif dès lundi, dans l’espoir d’obtenir une suspension de la décision, ce qui entraînerait un réexamen par la DNCG. D’après ceux qui connaissent les critères des décisions de la DNCG, si ce dossier, tel qu’il est, est soumis à la DNCG, il devrait être accepté », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il avait « été surpris » par le verdict défavorable du CNOSF, rendu le vendredi 14 août.
Enfin, peu importe l’issue pour Bordeaux, Dominique Delport a insisté sur le fait que « nous ne laisserons pas tomber les Girondins. Nous serons à leurs côtés. Bien sûr, les réalités économiques changent. Il y a 20 millions de dettes et un modèle économique à revoir. Mais nous ne nous plaçons pas dans cette perspective. Nous avons l’intention de nous battre car nous considérons ce combat comme légitime. (…) Nous voulons que la Fédération et la DNCG reconnaissent que des changements ont eu lieu ces derniers jours. Encore une fois, nous ne jetons pas la pierre. Nous demandons simplement la possibilité de présenter ce projet. Nous n’avons jamais eu l’occasion de le faire avec ces nouveaux investisseurs », a-t-il conclu. Le combat juridique de Bordeaux est encore loin d’avoir atteint son épilogue…