12.08.2026
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Les origines de l’animosité entre les supporters de Nice et de Paris

D'où vient l'animosité entre supporters niçois et parisiens ?

La récente confrontation entre les hooligans niçois et parisiens était-elle inévitable? Pourquoi cette hostilité, alors que la rivalité sportive entre ces deux équipes n’est pas particulièrement marquée? Ces interrogations émergent suite aux événements survenus jeudi soir, au cœur de Paris, ayant entraîné six blessés, dont un dans un état critique, ainsi que la garde à vue de 65 personnes. L’inimitié entre les ultras de Nice et une partie des supporters parisiens est cependant bien connue.

Cette rivalité présente une dimension politique, impliquant des individus aux idéologies diamétralement opposées, mais elle peut également être attribuée à d’autres raisons. Des incidents tragiques, loin de toute considération sportive, l’ont déjà caractérisée. Avant de jouer à l’Allianz Riviera, le Gym évoluait au stade du Ray, où un supporter parisien avait été poignardé lors d’un match Nice-Paris-SG le 22 janvier 2003 (0-0). Ce trentenaire avait été touché à l’abdomen à proximité du stade, tandis que cinq autres supporters parisiens avaient également été hospitalisés.

Les souvenirs des altercations passées, notamment celles entre niçois et supporters d’Auteuil ou de Boulogne à Antibes, n’ont pas été effacés. Au fil des années, des liens s’étaient créés entre les Azuréens et les membres de Boulogne, mais pas avec ceux d’Auteuil, qui conservent une animosité envers les Niçois.

La finale de la Coupe de France précédente entre Nice et Nantes (0-1, en mai 2022), disputée au Stade de France, avait également été le théâtre de tensions entre Niçois et Parisiens. Une altercation en ville, près de la gare de Lyon, avait fait deux blessés légers et entraîné plusieurs arrestations.

Cependant, c’est surtout l’épisode du match de Ligue Conférence entre les Aiglons et Cologne, le 8 septembre 2022, qui a laissé des marques. Une petite groupe de membres d’Auteuil avait été repérée dans la tribune parmi les supporters allemands. Les scènes de violence avaient retardé le coup d’envoi et causé 18 blessés, dont un grave. Un membre revendiqué des « Supras Auteuil », dissous depuis 2010, avait été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis et six mois sous surveillance électronique.